L’écriture après un décès : la thérapie par les mots

 

On ne le sait peut-être pas assez que l’écriture peut être thérapeutique car elle permet d’extérioriser les émotions qui déferlent lors d’un travail de deuil. En couchant sur le papier ses angoisses, ses chagrins, sa colère, la personne souffrant les y dépose et finalement commence à aller mieux. Et, plus on écrit régulièrement, plus on répète ce travail et plus, on allège le poids de la culpabilité, de la souffrance…

 

Comment procéder ?

C’est très simple ! L’écriture du travail de deuil peut se pratiquer partout. Il suffit simplement d’être bien, au calme et cela ne nécessite rien d’autre qu’un stylo et un carnet ou une tablette, si on est un peu plus technique…

En fait, cela suppose aussi qu’on accorde, à ce travail, le temps qu’il mérite (un quart d’heure peut suffire) s’il est pratiqué de façon régulière, idéalement chaque jour. Il importe que le temps d’écriture ne soit pas trop long, car sinon cela risque de devenir fastidieux et pourrait très rapidement lasser. (Il vaut mieux vaut écrire 10 à 15 minutes par jour, tous les jours pendant un an, que 30 à 45 minutes par jour pendant deux ou trois mois. Le bénéfice ne sera jamais le même)

Enfin, il importe d’écrire de façon spontanée, loin de tout jugement et de toute autocensure : aucune importance si on fait des fautes d’orthographe, de style ou si ce qu’on écrit ne parait pas très pertinent, au premier abord. L’intérêt est de pouvoir déposer sur le papier un fouillis d’émotions et de pensées qui, peu à peu, grâce à l’écrit, vont se structurer.

 

Quoi écrire ?

L’objectif de ce travail, dans le deuil, est d’arriver à ré-évoquez l’histoire vécue avec l’être aimé et disparu, puis doucement, oser reparler du lien qui nous liait, pour enfin, revenir sur tout ce que l’on a vécu ensemble. Ce n’est que lorsque ce travail sera terminé qu’il sera possible de se reconstruire, petit à petit, un nouveau sens, une nouvelle raison de vivre.

 

En fait, il est possible d’écrire à la personne disparue, par exemple, au moyen de la poésie. Si vous n’avez pas de talent ou ne savez pas trop comment faire, vous pouvez commencer, par exemple, en vous basant sur le nom de la personne et à chaque lettre, associez une courte pensée ou un court souvenir. Par exemple « Pascal » P comme le Père merveilleux que tu as été, A comme l’amour qui existait entre nous ne pourra jamais s’effacer. Recommencer chaque jour, en développant, chaque jour, un peu plus, ce que vous associez à ces lettres…..Ensuite, laissez-vous aller au fil de votre inspiration et ouvrez votre cœur….

Sans vous en rendre compte, vous allez, rapidement, inventer un nouveau lien avec la personne partie…

Si vous ne parvenez pas à écrire avec la poésie, rédigez  simplement une lettre à la personne disparue pour lui dire toute ce que vous n’avez jamais osé ou pu lui dire et qui, aujourd’hui, vous libèrerait.

 

Bon travail, avec beaucoup de douceur et d’amour.