Des questions souvent entendues ...

Qu'ai-je omis de faire pour l'empêcher de mourir ?

  • Réponse : probablement rien.... Ce sentiment de culpabilité est normal. Il faut simplement l'exprimer, afin d'en prendre conscience et de le dépasser.

 

Pourquoi suis-je toujours fatiguée ? ou Est-ce normal de pleurer pour rien ?

  • Réponse : Cette phase de dépression est la suite logique du deuil parce qu'il s'agit d'un traumatisme, d'un événement grave que personne n'a l'habitude de gérer. Cette phase se traduit souvent par une incapacité à s'adapter aux stress, même mineurs, même aux stress habituels de la vie quotidienne. Cette période va durer plusieurs semaines ou plusieurs mois, avec des variations d'intensité, en fonction de la personnalité de l'endeuillé et de ses structures psychologiques de défense au moment du deuil. Mais, elle finira !

Quand en aurais-je fini avec cette souffrance ? ou Pourquoi est-ce si long ?

  • Réponse : Il n'y a pas réellement de fin du deuil. On parle du franchissement d'une nouvelle étape lorsque l'endeuillé a trouvé un nouvel équilibre autour de sa cicatrice parce qu'il peut la regarder, en parler et y penser sans trop de souffrance. Il est, alors, prêt pour un nouveau départ, différent...

Je n'ai pas envie de guérir parce que ce serait l'oublier...

  • Réponse : C'est faux parce que le défunt est bien mort , mais que l'endeuillé, lui, ne l'est pas... Ce n'est pas parce que la douleur va s'atténuer que l'endeuillé va oublier le défunt. L'endeuillé va simplement accepter de continuer à vivre tout en faisant, en lui, une nouvelle place privilégiée au défunt.

 

Je me sens tout désorganisé. Est-ce normal, comment ca se passe ?

  • Réponse : Cela est tout a fait normal. On reconnait, habituellement, 7 étapes au deuil (le choc et le déni, la douleur et la culpabilité, la colère, le marchandage ou la négociation, la tristesse et la désorganisation, la reconstruction, l’acceptation)  et on reconnait aussi qu'il faut les franchir toutes, bien que pas forcément dans cet ordre-là, afin d'arriver à une nouvelle vie.

Que puis-je faire pour aider un ami endeuillé ?

  • Réponse : parfois, une simple main sur l'épaule suffit à démontrer votre présence. Vous pouvez aussi, par exemple,

    • avoir une écoute attentive, sans jugement, sans vouloir, à tout prix, proposer une solution.

    • adopter une attitude empathique et compréhensive car chaque personne vit son deuil et exprime ses sentiments à sa façon.

    • maintenir votre soutien tout au long de la période de deuil qui peut se poursuivre sur une longue période. (de 9 mois à 2 ans, parfois)

    • encourager l'endeuillé à s’entourer de personnes significatives pour lui

    • lui demander ce dont il a besoin dans sa vie de tous les jours : pour les repas, les démarches funéraires ou légales, …

    • ne pas hésiter à partager des réflexions, des souvenirs et des anecdotes. Attention à l'humour déplacé...

    • l'impliquer dans vos activités sociales car il est important de lui montrer qu’il occupe toujours une place importante dans votre vie (même s’il est seul) et dans la communauté